• Info en partage : un petit bout d'histoire, les jardins partagés ! (compilé par Wil)

    "Jardins partagés/collectifs..."

    La terre appartient elle a ceux qui la cultivent, à ceux qui y survivent en la travaillant avec les méthodes et contraintes du marchés subventionné et mondialisé... à ceux qui avec piscine chauffés et voiturette de golf, speculent sur le travail des paysans, des ouvriers... sur les famines africaines, sur les pollutions, les guerres et les mascardes du marché de l'art... ?

    Dans les petites aventure des jardins partagés, il est questions de terre, à n'en pas douter, d'art sans doute, de propriété aussi, mais à redéfinir... et d'agora, place publilque qui « appartenant » à ceux qui la font vivre et réfléchissent sur son organisation, son but, ses moyens, et décident... à leur échelle, que la propriété de la terre, reste encore et pour longtemps, en perpétuelle réflexion...

    1/ Les piocheurs (« diggers ») – « Le plus ancien collectif de squatteurs connu à ce jour. »

    « C'est indéniablement affaire de justice que le peuple travailleur puisse bêcher, labourer et habiter sur les communes, sans avoir à louer ni a payer une redevance à quiconque »

    A letter to Lord Fairfax and his Council of War, texte rédigé par Gerrard Winstanley

    L'expériences des piocheurs (voir note), au 17ème siècle, prouve que la question des communaux et de leur appropriation à des fins de cultures, est ancienne. Au tournant du 17ème, en angleterre, dans un contexte politique agité après l'exectution du roi Charles 1er (Il est décapité et la monarchie remplacée par le Commonwealth de l'Angleterre, auquel se substitue bientôt la dictature personnelle d'Olivier Cromwell) et une augmentation importantes du prix des denrées alimentaire, Gerrad Winstanley et ses compagnons fondent en 1649, une communauté agraire à Weybridge, dans le Surrez (sud-est de l'Angleterre au sud du Grand Londres).

     

    NOTE : Se faisant appeler Vrais Niveleurs à leurs débuts (« True Levellers »), le public finit par les baptiser « Bêcheux », Diggers, en raison du mode de vie qu'ils prônaient. Leur nom s'explique aussi par leur croyance en une sorte de communisme chrétien, selon certaine lecture des Actes des Apôtres.

    Opposé à la réforme de Cromwell (l' « enclosure act » ... aujourd'hui « patriot act » pour les frontières de la dignité.) ils défendent l'idée que les anciennes terres (« common lands ») appartenant à la royauté, sont la propriété commune du peuple... et tient... pourquoi pas ! Les Bêcheux tentèrent de réformer l'ordre social existant par un style de vie strictement agraire (refusant l'enclosure act : l'appropriation privée des prés communaux et plus généralement des terres communales, terres qui étaient auparavant mises en commun par les paysans et habitants), s'organisant autour de petites communautés rurales autonomes et égalitaires.

     « Nous désirons travailler selon la justice et poser les fondations d'une terre rendue à son rôle de trésor commun à tous, riches comme pauvres, de manière à ce que tout ceux, nés dans ce pays, puisse être nourri par leur mère […] la terre, en accord avec la raison qui préside la création. Pour cela, il ne faut dresser aucune clõture pour délimiter la possession d'un seul ; […] il faut qu'aucun homme ne se comporte en seigneur vis a vis d'un autre, mais que tous, nous nous considérions comme égaux en la création »

     

    Note : Le collectif contre-culturel anarchiste basé à San Francisco et actif entre 1966 et 1968, porte le même nom: les Diggers de San Francisco. Ce collectif s'est dissous par la suite dans plusieurs projets communautaires, communalistes et écologistes et est précurseur de collectifs actuels tels Food not bombs.

    En 1649, Gerrard Winstanley rejoint William Everard pour cultiver des terres de la paroisse de Walton, à Saint Georges' Hill dans le Surrey. Cette initiative fait suite à l'occupation de l'église de Walton on Thames. Un groupe de journaliers se rassemble sur la colline de Saint-Georges, le 1er avril 1649, pour signifier que « c'est indéniablement affaire de justice que le peuple travailleur puisse bêcher, labourer et habiter sur les communes, sans avoir à louer ni a payer une redevance à quiconque »

    Le choix du dimanche pour mener cette action souligne symboliquement le refus des pratiques religieuses imposées par l'Église. Les propriétaires locaux les chassent. Les Diggers s'établissent à Cobham, mais la colonie est détruite pendant l'été 1650. D'autres colonies ont vu le jour un peu partout mais toutes ont connus le même sort que celle de Saint George's Hill. Le mouvement s'est donc éteint vers 1650... sous ce nom en tout cas.

    L'expérience de Weybridges ne constitue qu'un début. Dans son ouvrage (voir notes) « l'Etendard déployé des vrais niveleurs » Winstalley appelle le peuple à s'approprier, « tout les communaux, toutes les terres en friches d'angleterre, et du monde entier ». Fondé sur les vision de Winstalley et sur la lecture de la bible, l'idéal décrit est celui d'une société égalitaire composé de petites communautés non violentes. Plusieurs colonies se revendiquant du mouvement des piocheurs vont rapidement se consituer, rassemblant plus d'une centaine de personnes... elle auront toutes disparu dès 1651, en butte à l'hostilité des propriétaire terriens.

     

    NOTE : Winstanley a écrit The Law of Fredom in a Platform en 1652. Il y développe l'idée que « lorsque l'humanité commença à acheter et à vendre, elle perdit son innocence ; et les hommes commencèrent alors à s'opprimer les uns les autres et à frauder leur droit naturel ». Et dans A Watch-Word to the City of London : « tous les hommes se sont dressés pour conquérir la liberté... et ceux parmi vous qui appartiennent à l'espèce des riches ont peur de la reconnaître car elle s'avance vêtue des habits du rustre... La liberté, c'est l'homme résolu à mettre le monde à l'envers, comment donc s'étonner que des ennemis l'assaillent... ».

     

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