• Info : projet de verger bio partagé, à Viviers les Montagnes ! (compte rendu première réunion)

    Pour ceux qui ne seraient pas au courant, Yannick producteur de légumes à l'AMAP d'Autan (Castres) propose un projet de verger partagé... association informelle de personnes intéressées et motivées, pour apprendre, organiser, tailler, et au bout de quelques années, partager les récoltes (et donc décider du fonctionnement de partage et d'investissement dans le collectif :

    Voici donc la compte rendu de la première réunion autour de Yannick et Didier de l'AMAP d'Autan (mais ce collectif va au délà de l'AMAP !) :

    Sachant que les premiers travaux de plantations sont prévus en novembre 2011... le collectif et les prochaines réunions sont ouvertes aux nouveaux intéréssées :


    Projet de Verger collectif et solidaire de Viviers les Montagne

    Brouillon de Compte rendu de la première réunion

    Castres Maison des associations Jeudi 16 Mars 2011

    Participants

    Yannick REGIS -Producteur

    Marie Paule SORENSEN-RECH secrétaire de l'AMAP d'Autan-Jacques-Dezeuze

    Maïté LE PESANT Consom'actrice, ancienne secrétaire de l'AMAP d'Autan-Jacques-Dezeuze

    Mireille SOUCASSE et Michel SOUCASSE, membres du collectif du réseau des AMAP du Tarn

    HAFFRAY Jean Luc consom'acteur

    Jean Luc GAUBERT consom'acteur

    Christelle BOURGEOIS Consom'actrice

    Xavier BEAUSSART Parc régional du Languedoc, consom'acteur

    Wilfrid CROSES, membre d'un collectif de groupement d'achat solidaire, consom'acteur

    Evelyne JOFFRE, consom'actrice

    Robert MALRIEU, consom'acteur

    Jennifer MARESCHAL animatrice dans un organisme de protection de l'environnement consom'actrice

    Didier LOUFRANI membre des collectifs du réseau des AMAP du Tarn et du Mouvement Inter régional des AMAP (MIRAMAP)

    Tour de table

    Chacun exprime les raisons de l'intérêt qu'il porte au projet:

    En synthèse:

    Apprendre à s'occuper d'arbres fruitiers

    Manger des fruits bons et bio . Variétés anciennes qui ont disparu des étals.

    Participer à un projet collectif developpant du lien social.

    Participer au lancement d'une initiative économique avec la construction d'un circuit original de distribution, proche des AMAP.

    Les AMAP sont déjà des organisations citoyennes axées sur une production locale, biologique et solidaire, mais dans une AMAP on s'engage seulement à acheter la production. Là on investit dans des arbres et on s'engage à travailler avec le paysan.

    Partager la production et les savoirs.

    L'état actuel du projet

    Yannick fait un bref rappel historique et communique sur les choix qu'il a déjà fait. En effet son projet est professionnel. Il veut cultiver biologiquement des arbres fruitiers qui peuvent pousser sans trop de problèmes sur son terrain platb et caillouteux de Viviers les Montagnes. Il s'est fait conseiller par un collègue arboriculteur et enseignant de la région de Montauban (Thierry Ramate), sur les espèces, les variétés, et les modes de culture qui peuvent faire espérer une production correcte au prix d'un travail sérieux mais réduit compte tenu de ses activités principales de maraîcher.

    Il a donc choisi de commencer à cultiver 2 espèces seulement au début : pommiers et pêchers.

    Plus tard on verra pour de la vigne et d'autres espèces de fruitiers.

    Il a déjà fait réserver

    200 pommiers et 50 pêchers qu'il faudra planter en Novembre prochain.

    C'est réservé mais non payé. Il espère qu'environ une petite moitié sera achetée par le collectif, le reste investi par lui même pour une production venant s'ajoûter à ses ventes de légumes.

    Il y aura 4 variétés de pommiers

    Pêches blanches:

    Pêches jaunes

    Les arbres ont été commandés aux pépinières de La Française avec un porte greffe vigoureux et des racines profondes pour faciliter leur implantation sur le terrain de Viviers les Montagnes

     

    Le coût d'investissement

    Les arbres eux mêmes coûtent 4 € pièce

    Les pommiers seront palissés : piquet de fer entre chaque arbre positionné tous les 2 mètres avec 4 rangs de fil de fer.

    Un arroseur sera disposé entre 2 arbres

    Les pêchers n'auront pas besoin d'être palissés

    Compte tenu de ces dispositifs le coût va se monter à 33 € pour un pommier et 14 € pour un pêcher.

    Le matériel professionnel pour l'arboriculture

    Un intercept mécanique pour desherber en agriculture biologique ( voir photo http://www.leboncoin.fr/materiel_professionnel/173618170.htm) Moins de 1000 € en matériel d'occasion.

    Cuve et pulvérisateur pour sulfate de cuivre et soufre liquide qui restent autorisés en agriculture biologique ainsi que la carpovirusine pour le ver de la pomme.

    Même si tout cela doit être utilisé avec précaution, il faut prévoir le matériel et seul l'agriculteur certifié est autorisé à utiliser les produits. Là encore le matériel d'occasion coûte moins de 1000 €.

     

    Discussion autour du mode de fonctionnement du collectif.

    Comment un groupe de citoyens peut il constituer un collectif, une association, de fait ou déclarée loi de 1901, ou évoluer vers une autre structure juridique pour participer à ce projet et aider à l'implantation de ce verger ?

    Même si on se contente d'une association de fait il est nécessaire d'établir un projet de statuts et de règlement intérieur.

    Il faudra mettre une mise de départ : on avait envisagé 2 pommiers et un pêcher par famille associée au collectif soit un investissement de 80 €.

    Il faut aussi s'engager à travailler un minimum pour l'association à des périodes précises pour la récolte mais déjà en Novembre pour la plantation et la pose de piquets et le palissage

    Pour l'éclaircissage Yannick aura besoin de personnes volontaires. La taille étant assez délicate (lui même à déjà passé 8 jours en formation et sent le besoin de retourner encore se former) il ne sera fait appel qu'à des personnes ayant vraiment envie d'apprendre à tailler et disponibles.

    La préparation du sol il s'en charge . Il a déjà planté des feverolles pour amener de l'azote. Le sol sera ouvert sur 80 centimètres avec le tracteur au mois de juin et il amendera avec de l'engrais organique.

    Comme vu ci dessus le traitement au soufre et au cuivre devra être exclusivement de son ressort.

    Mais tout le monde ne pourra pas travailler physiquement , pas seulement par indisponibilité : il est donné en exemple des personnes très intéressées par le projet et en fauteuil roulant. Elles peuvent s'occuper de tâches de gestion ou de communication qui sont indispensables à la vie de l'association. On doit pouvoir intégrer chacun pouvant offrir de bon coeur ce qu'il peut faire et/ou qu'il aura appris à faire dans le collectif ! Il y a unanimité sur ce point autour de la table.

    Il faudra donc qu'un groupe de volontaires travaille sur un projet de statuts et de règlement intérieur à partir peut être des points suivants, qui n'ont pas été discutés dans le détail lors de la réunion, mais que je soumets à votre sagacité :

    On crée une association « Les vergers collectifs solidaires » ou un autre nom qu'on peut trouver ensemble, ce n'est pas le plus difficile.

    Cela permet de constituer une personne morale. C'est cette association qui gérera d'après ses statuts les entrées et les sorties de ses membres.

    Pour rentrer dans l'association il faut payer (80 €) pour l'instant et s'engager à travailler au moins 2 jours ( à discuter ) dont la récolte d'ici 2 ou 3 ans et ensuite chaque année.

    Ensuite chaque année sera évalué le coût d'exploitation : le travail du paysan, l'eau, les produits de traitement, l'amortissement du matériel etc.. qui sera réparti sur l'ensemble de la récolte pour fixer un coût d'exploitation au kilo de fruits.

    Si l'association a acquis globalement 90 arbres sur les 250 elle aura ainsi acquis le droit de répartir équitablement les 90/250 ème de la récolte annuelle entre ses membres.

    Si la récolte est abondante et dépasse les besoins de consommation de tous ses membres, elle peut décider d'en faire autre chose (à discuter transformation en jus, dons à des associations humanitaires, laisser à disposition du paysan, cueillette par les enfants des écoles ou des associations d'handicapés ou autres actions …)

    Je propse aussi que le coût d'investissement pour le paysan ( matériel agricole d'occasion, arbres, matériel d'arrosage) fasse l'objet d'un prêt solidaire éventuellement bonifiable tel que le propose MIRAMAP la Nef et France Active)

    http://miramap.org/-Agir-pour-une-agriculture-.html

    Si l'association pour le verger collectif est constituée, compte tenu de son originalité, nous avons toutes les chances de faire passer le dossier assez facilement.

     

    Dans l'attente de votre lecture attentive et de vos commentaires.

    Bien amicalement

     

    Didier Loufrani

    06 08 04 45 63

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