Le colloque des 50 ans de l’UPOV* (* Union pour la protection des obtentions végétales) organisé à Paris par le GNIS** (** Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants), l’INRA et le Ministère de l’Agriculture est pour les paysans, les environnementalistes et les consommateurs une véritable provocation à l’heure de la contestation de la « loi semences » votée sans débat démocratique le 28 novembre 2011.
Le collectif « Semons la biodiversité » a réaffirmé à l’occasion de ce colloque que ressemer et échanger ses semences à partir de sa récolte est l’acte fondateur de l’agriculture et à l’origine de toute la biodiversité cultivée. C’est une liberté fondamentale inscrite dans le TIRPAA*** (*** Traité International sur les Ressources Phytogénétiques Pour l’Alimentation et l’Agriculture). Les paysans ont été les premiers sélectionneurs et conservateurs de semences et revendiquent ce rôle.
Parce que la nouvelle loi semences a été préparée sans nous, et contre nous, nous avons refusé de débattre dans ce colloque qui n’installe à la tribune que ses défenseurs. Nous combattrons cette loi jusqu’à ce qu’elle soit abrogée ! Le collectif « semons la biodiversité » demande à tous les candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives de s’engager dans ce sens.
Nous continuerons à ressemer et échanger nos semences au service de la biodiversité comme nous l’avons toujours fait.
http://www.semonslabiodiversite.com/
Cette campagne est portée par une coalition d’organisations qui se sont regroupées sur la base de la plateforme commune du 21 juin 2011.
Voici les organisations nationales qui ont signé cette plateforme :
D’autres organisations locales soutiennent cette campagne :